Un projet innovant pour préserver cette forêt menacée

Le programme LIFE+ COREXERUN a officiellement démarré en janvier 2009. Un comité de pilotage permet d’assurer la bonne gouvernance du projet COREXERUN par l’ensemble de ses partenaires : le Parc national de La Réunion, qui coordonne le projet, le Conservatoire du littoral, la DEAL, le Conseil Régional et le Conseil Général. >> Téléchargez le dossier de présentation du projet LIFE+ COREXERUN.
 
Une convention cadre a été mise en place afin de régir le rôle et l’implication de ces 5 acteurs de l’environnement. Ce projet ambitieux dispose d’un budget total de 2 571 548 euros pour une durée de 5 ans (2009 – 2013). La sauvegarde des habitats semi-xérophiles du massif de la Montage consiste à restaurer 30 hectares à partir des reliques existantes et à reconstituer 9 hectares là où ce même habitat a récemment disparu afin de lutter activement contre l’érosion de la biodiversité réunionnaise. Dans ses différentes phases de réalisation, des protocoles novateurs ont été définis avec l’expertise des acteurs locaux tout en bénéficiant des expériences acquises ailleurs dans les Mascareignes, où des actions proches ont été engagées.

À terme, et en retour, le projet COREXERUN permettra de diffuser une méthodologie et des procédures d’interventions dans d’autres zones des Mascareignes, d’enrichir les connaissances autour de cet habitat encore peu étudié et de sensibiliser aux besoins de préserver cet écosystème fragile et emblématique. Pour atteindre ses objectifs, le programme COREXERUN s’articule autour de 5 axes :

atelier_travail_02_07 0171/ CONNAITRE : état des lieux et stratégies d’intervention
Ce volet bibliographique, principalement planifié sur 2009, a été essentiel pour jeter les bases du projet COREXERUN. L’ objectif était de répertorier l’ensemble des travaux et acteurs intervenus dans la zone de la Grande Chaloupe afin de renforcer les connaissances sur le fonctionnement écologique du milieu forestier semi-xérophile. Cela a consisté à recenser toutes les données permettant d’établir un état des lieux sur lequel se sont basées les stratégies de restauration et de reconstitution. Ces dernières doivent suivre une méthodologie précise élaborée en étroite concertation avec les experts locaux.

 

atelier_travail_30_06 0122/ SÉCURISER : acquisition foncière
Pour optimiser la politique de sauvegarde de la forêt semi-xérophile sur le massif de la Montagne, le Conservatoire du Littoral poursuivra son programme d’acquisition foncière. Début 2013, l’établissement est propriétaire de plus de 700 hectares sur la zone.

 

 

 

lutte-eee3/ AGIR : restauration, reconstitution et renforcement des populations
Ces actions concrètes de conservation consistent à : restaurer 30 hectares de reliques de forêt semi-sèche, en supprimant les espèces exotiques et en favorisant la recolonisation des espèces indigènes et endémiques ; récolter les semences des 48 espèces choisies pour être replantées sur le site de reconstitution ; produire 100 000 individus indigènes destinés à y être replantés ; préparer les 9 hectares de la zone de reconstitution en supprimant partiellement les espèces exotiques avant plantation et entretien.
Les travaux de terrain sont en adéquation avec la stratégie d’intervention validée préalablement et répondent ainsi à des protocoles bien définis.

 

sensibilisation4/ COMMUNIQUER : transmission de l’information et sensibilisation à la protection de l’environnement
Cet axe répond au besoin de faire connaître le projet LIFE+ COREXERUN, d’informer sur son évolution, de sensibiliser un large public à la fragilité et à la valeur patrimoniale de la forêt semi-xérophile et enfin de créer une plate-forme d’échanges entre les acteurs de l’environnement. En 2009, ce volet s’est traduit par la définition d’une stratégie de communication, la création d’un site internet propre au projet (directement accessible via celui du Parc national) et la mise en place de panneaux de présentation sur le site de la Grande Chaloupe après information des habitants par les médiateurs du Parc. A partir de 2010, ce volet a été complété par des actions de sensibilisation du grand public, à destination des habitants du village, de scolaires, mais aussi d’ associations ou d’entreprises privées désireuses de soutenir le projet. Ces partenariats avec la société civile viennent en complément des engagements initiaux envers la Commission européenne.

 

suivi5/ ÉVALUER : mesure de la validité des actions et planification de l’avenir
Ce dernier axe permet d’évaluer la santé du projet d’un point de vue technique, administratif et financier et ainsi de mettre en lumière les éventuelles limites du programme. Au terme des 5 ans, un plan d’action sera établi afin d’assurer la pérennité des actions menées sur la forêt semi-sèche de la Grande Chaloupe.

 

 

 

 
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